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Nov

Biarritz

Woodkid

Atabal Biarritz et la Scène nationale du Sud-Aquitain, en accord avec Junzi Arts et en partenariat avec France Inter présentent :
WOODKID + AWIR LEON
Vendredi 12 novembre 2021 à 19h30
Halle d’Iraty – Biarritz

Woodkid
De Woodkid on savait déjà qu’il faisait le pont entre l’ancien et le nouveau monde. Pas seulement parce que le jeune français, trentenaire, épingle déjà à son palmarès des collaborations avec les étoiles les plus scintillantes de la culture pop – de Lana Del Rey à Drake en passant par Rihanna et Pharrell. Mais aussi parce qu’il est l’un des rares artistes à penser la transversalité de toutes les disciplines qui le fascinent et entre lesquelles il ne veut pas avoir à trancher, curieux de tout.
La danse contemporaine – collaboration avec le célèbre chorégraphe Sidi Larbi Cherkaoui pour une pièce somptueuse et argentée. La mode – association fidèle, prolifique et inspirée avec l’un des plus grands talents que compte la profession, Nicolas Ghesquiere chez Louis Vuitton. Le cinéma bien sur – signant le score du film Desierto de Jonas Cuaron ou prêtant sa musique à Steven Spielberg ou Xavier Dolan. La photographie et les arts plastiques – poursuivant son dialogue avec l’artiste JR pour le New York City Ballet… Si on y ajoute une passion intime pour la gastronomie, on comprend peut-être enfin la gourmandise de l’auteur.
Avec un seul album, The Golden Age, il inscrivait son empreinte musicale et visuelle dans un succès critique et public.
Aujourd’hui, après cinq minutieuses années de concentration, d’expérimentations et de réflexion, Woodkid va encore plus loin dans sa manière de faire des mondes -pour reprendre l’expression de Nelson Goodman- mondes solidaires qui n’appartiennent qu’à lui. Woodkid livre avec son nouvel album « S16 » un véritable questionnement sur la notion d’échelle, de l’infiniment grand à l’infiniment petit, sur l’équilibre des forces entre les échelles humaine et industrielle, sur la notion de responsabilité collective et individuelle dans la création d’un monde au bord de la rupture.
Enregistré aux studios Abbey Road de Londres, à Berlin, Paris, Los Angeles, ainsi qu’en Islande, «S16» fait aussi appel au Suginami Junior Chorus de Tokyo quand il cherche la juste ouverture d’un passage.
S16, comme le chiffre du soufre en physique, questionne la matière elle-même ; de quoi nos cellules, nos cœurs sont-ils faits ? Où est la frontière entre le réel et la fiction? Le soufre, comme élément essentiel du vivant, mais aussi comme un jeu d’assonance avec la brûlure, la souffrance que la musique doit susciter comme une flamme, puis apaiser comme une caresse.
Nous accompagnant de sa puissante voix chaude et rassurante, mise à nu, Woodkid tend comme toujours au symphonique, à la fabrication d’un univers intime et total.
L’album est à l’image du moment que le monde traverse : bouleversant et humain. Dans les Rayons et les Ombres, Hugo écrit : «l’esprit de l’homme a trois clefs qui ouvrent tout : le chiffre, la lettre, la note. Savoir, penser, rêver. Tout est là.»
L’aventure continue.